è Entre dans les négociations avec les
acteurs concernés.
è Recense ce terrain dans ses « projets
prioritaires complémentaires »
è Réalise une opération d’envergure
métropolitaine, type Opération d’Intérêt National, via les outils réglementaires et législatifs mis à sa disposition, afin d’exproprier le terrain tout en lui conférant une véritable
vocation :
q Une Cité Nationale du Patrimoine Gastronomique et Culinaire. En octobre 2003, l’UNESCO adoptait une Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel
immatériel. Les arts culinaires correspondant à de tels critères, l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation a défendu l’idée d’une inscription par l’UNESCO du patrimoine
alimentaire français, relayée par le Président de la République dans son discours du 23 février 2008 au salon de l’agriculture. Le dépôt du dossier français s’effectuant en août 2009.
La réalisation d’une Cité permettrait de donner au patrimoine culinaire et gastronomique français, une vitrine
permanente. N’ayant pas une vocation à l’exhaustivité, elle constituerait davantage un point de départ ou km 0 du tourisme gastronomique. A cet égard, elle pourrait être structurée
autour : d’un pôle culturel et touristique, comprenant des pavillons régionaux permanents (composés de micro syndicats d’initiative de toutes les régions françaises), un musée des arts
culinaires (arts de la table et du protocole, ustensiles de cuisine, place de la gastronomie parmi les autres branches de l’Art : Cinéma, Littérature, peinture…), des expositions
permanentes et temporaires, des restaurants régionaux et des magasins spécialisés. Un pôle éducatif et récréatif : des écoles de cuisine, une école d’hôtellerie, une sensibilisation au
commerce équitable. Un pôle de recherche et d’innovation : laboratoires et pépinières sur les produits biologiques et « nourriture du futur », la gastronomie
moléculaire, les comportements alimentaires, la nutrition, et la santé publique en liaison avec le Pôle Alimentaire Parisien de l’INRA (Sécurité
des aliments-sciences sociales).
Valoriser des potentiels existants : une tradition séculaire des chais
de Bercy, un MART à Bercy Expo, regroupant près de 120 entreprises dans le secteur agroalimentaire, l’école du Vin de Paris et l’école de Boulangerie et de pâtisserie de Paris (Cour Saint
Emilion).
Ou
q Une Université entièrement dédiée aux filières environnementales et au développement
durable. Délivrant, une gamme de formations
pluridisciplinaires : juridique ; technique ; humanitaire ; économie solidaire ; management associatif ; urbanisme ; génie urbain… Contribuant avant tout au développement de métiers nouveaux : plombier-chauffagiste solaire, électricien photovoltaïque ainsi qu’à la création des 500
000 emplois escomptés du secteur.
Ou
q La valorisation locale de la Filière Bois : un pôle de compétitivité Bois-
Ameublement- Design- Métiers d’art. La mise en valeur de la forêt française et le développement de la filière bois sont
apparus primordiaux, tant le déficit commercial de la filière (6 milliards d’euros, soit le second déficit extérieur) était substantiel alors que la forêt française est la 3ème
d’Europe ; ce qui pouvait mettre en péril à la fois la pérennité des 450 000 emplois directs et indirects de la filière mais aussi les engagements du Grenelle de l’environnement et du
Paquet Climat Energie. Restructurer la filière et la dynamiser telle est l’ambition de ce nouveau chantier présidentiel, fondé sur les conclusions du Rapport Puech. En sus des propositions
relatives à la modernisation des scieries, de simplification de la réglementation… Le Rapport s’attache à élaborer une stratégie afin de réduire le déficit commercial, sauvegarder les emplois,
mais aussi développer les potentialités de la ressource pour créer de 30 à 80 000 emplois supplémentaires, pour mobiliser 12 puis 21 millions de m3 en 2012 et 2020. Par ailleurs, la création
d’un véritable esprit de filière est incitée, de la forêt aux entreprises les plus à l’aval, 1ère et 2ème transformations jusqu’à l’ameublement. C’est à dire,
« promouvoir tous ensemble le bois sous toutes ses formes, tous ses usages, développer des intégrations amont-aval ». Il s’agit également de promouvoir les usages modernes du bois, en
systématisant son incorporation dans la construction, ainsi que dans la biomasse (énergie). A cette fin, un Fonds d’Investissement Stratégique pour la filière doté de 150 millions d’euros sera
crée. Le projet de loi Grenelle I est lui aussi facteur de dynamisme pour la filière en adaptant les normes de construction au bois et en augmentant fortement le taux minimum d’incorporation de
bois dans la construction et en soutenant la mise en place d’un label (art.29). Le minimum d’incorporation de bois sera donc multiplié par 10.
L’ameublement, bien qu’en fin de filière doit pouvoir bénéficier de cette dynamisation en attendant un Plan Meuble tel
que préconisé par le Rapport. En effet, sur les 6 milliards de déficit, 2,1 sont « imputables » aux meubles. A cet égard, il est proposé que le Fonds d’investissement stratégique
dédié aux investissements dans l’économie du bois, intervienne en « fonds propres au profit d’entreprises constituant dans leur domaine les pôles régionaux d’un réseau structurant
concernant : des structures porteuses de projets de développement des technologies innovantes (produits composites-bois) et le mobilier.
Créer un pôle de compétitivité dédié au Bois-Ameublement-Désign-Métiers d’art, c’est combiner sur un espace géographique
donné, des entreprises, des centres de formation et des unités de recherche existants afin d’engager une démarche destinée à dégager des synergies autour de projets communs au caractère
innovant.
Combiner : le 12ème arrondissement abrite dans ces trois domaines, un maillage d’ acteurs
associatifs et de PME-TPE de premier plan.
Pour le Bois : Association des Constructeurs et Distributeurs de Matériels Forestiers, Association
Technique Internationale des Bois Tropicaux, Conseil Interfédéral du Bois, Chambre Syndicale nationale des agents en bois dérivés, Fédération française des bois tropicaux et américains, Union
des Industries du Bois, Fédération française du Commerce du Bois, IRBF...
Pour l’Ameublement : le Comité de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement, l’Institut de
Promotion et d’Etudes de l’Ameublement, l’Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement, et le VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement) qui « promeut et valorise
la création française dans le domaine du design appliqué au cadre de vie », par une réflexion prospective sur l’adaptation et la conception des produits de notre cadre de vie, le conseil
aux entreprises (stylisme, réactualisation des gammes…).
La tradition séculaire du Faubourg Saint-Antoine et le viaduc des Arts rassemblent quant à eux, près d’une centaine
d’artisans d’art, qui peuvent compter sur le rayonnement de la Société d’Encouragement aux Métiers d’Art, dans ses fonctions de valorisation, de veille et de mise en œuvre de projets… La
formation étant assurée, entre autre, par l’Ecole Boulle.
Centres de recherche : Comme le
précise le Rapport, « le frein à l’utilisation du bois réside essentiellement dans les normes et essais ; soit par insuffisance ou inadaptation de normes d’origine scandinave à nos
bois français, à l’absence d’essais, mais aussi au retard de classement des bois par les scieries ». Or, le FCBA (Forêt Bois Cellulose Ameublement) est un acteur majeur dans son travail
sur les qualités intrinsèques du bois, les essais et normes qu’il réalise permettant l’usage du bois, notamment dans la construction (essais feu, essais acoustiques et thermiques…). Le FCBA est
à la fois un Institut technologique (divisé en 4 pôles à Paris dont un consacré à l’ameublement) et un bureau de normalisation (BNBA). Sa délocalisation fin 2010 à Marne la vallée, est une
décision à double tranchant. Certes, sa proximité future - dans le cluster « Ville durable » - avec de grandes écoles et laboratoires tel que le Centre Scientifique et Technique du
Bâtiment est facteur de synergie et de cohérence autour de la place du bois dans la construction et dans la ville ; pour autant, le départ du pôle Ameublement du FCBA, du
12ème se traduirait par un démantèlement d’une forme de Culture et de Tradition. Il convient donc de s’interroger sur son maintien et son développement maximal (opérer une
délocalisation partielle).
Les partenaires institutionnels : Les Chambres Départementale et Régionale des Métiers (rue de Reuilly)
constituent des partenaires consulaires privilégiés assurant également des fonctions de conseil, formation, documentation.
Dégager des synergies autour de projets communs au caractère innovant : le but du pôle de compétitivité
serait avant tout de mutualiser au sein d’un réseau les professionnels et acteurs du secteur. Créer des partenariats et un mode de gouvernance dans un secteur morcelé, aux acteurs parfois trop
nombreux et exerçant des missions similaires. En faire, un secteur de visibilité internationale, créateur de richesses nouvelles, avec un certain degré de maîtrise de la technologie
(publications, dépôt de brevets…), aux missions multiples et complémentaires. De la création de matériaux innovants, aux savoir-faire en matière de finition, de restauration et de réparation de
meubles.
Une mission de communication et de documentation : place, rôle et utilisations du bois au quotidien,
couplée d’une mission de conseil aux collectivités publiques.
Une mission d’innovation et de recherche avec pour acteur principal le pôle ameublement du FCBA. « L’enjeu
pour le bois, écomatériau de naissance étant d’arriver à une production ‘bio’ lors de l’élaboration des produits finis, panneaux, meubles, conduisant à un recyclage ou une valorisation ultime
également ‘bio’ »…
Continuer d’ « accompagner les entreprises sur les thématiques d’innovation produit et process, de management
qualité, sécurité, d’évaluation de la conformité réglementaire et normative et de valorisation de leurs produits par la
certification ».
Confirmer le rôle des laboratoires qui « offrent aux professionnels de l’ameublement une plate-forme d’essais leur
permettant de valider des conceptions, de mesurer l’aptitude à l’usage des produits, d’attester leur conformité à la réglementation (essais
mécaniques, sur les matériaux, résistance au feu…) ».
Poursuivre la rationalisation de la normalisation, visant à assurer une « bonne adéquation avec la Directive sur la
sécurité des produits ».
Engager un programme de recherche sur l’ergonomie…
Une mission de formation : établir des parcours pédagogiques communs Boulle-FCBA, lequel développe déjà une
gamme de formations soutenue en ameublement (ex : intégrer et maîtriser les finitions hydrodiluables, le verre en ameublement, la réglementation incendie, la métrologie…).
Une mission culturelle fondée sur la protection et la mise en valeur : protéger et valoriser définitivement
les métiers d’art et métiers en voie de disparition ; création d’un label. Permettre une programmation culturelle et commerciale de
dimension internationale via un salon de design industriel… Poursuivre la dynamique engagée par l’Innovathèque (centre de ressources européen en matériaux innovants, et vaste lieu d’échange
entre créateurs et industriels).
Faire de Bercy Charenton l’épicentre du dispositif : abritant la zone de R&D (laboratoires du pôle
ameublement FCBA) ; opérer un rapprochement des acteurs associatifs et institutionnels dans de communes infrastructures.
è Crée une structure de gestion sui generis,
type « Société d’économie mixte d’Aménagement de l’Est Parisien », intégrant l’Etat, les acteurs locaux (ACTEP compris) et institutionnels ; recensant les besoins des collectivités
territoriales (Station du RER D, équipements publics ponctuels…) ; favorisant les concours architecturaux (gestes architecturaux forts via la grande hauteur), et la concrétisation de
Partenariats Public Privé.
Avec
de nombreux objectifs prioritaires : couvrir le site sur le fleuve et reconquérir les berges de la Seine depuis Saint Maurice (réaliser de véritables « Chartrons »
parisiens ; restructurer l’échangeur autoroutier ; couvrir les faisceaux ferrés… Tirer profit de l’intermodalité.
Ainsi
que des objectifs secondaires : « faire émerger la Ville », création d’un nouveau quartier intercommunal, intégrant équipements publics, logements, respectueux des mixités
sociales et intergénérationnelles à l’image du Val Sully (Bourgogne) ; aménager la Petite Ceinture en ceinture verte.
Gordon
RONDEL-FRAJDER