Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 12:33

C'est avec une immense  tristesse que nous avons appris la disparition de Vincent CASA, Conseiller de Paris, membre fondateur du Cercle Evaluation Prospective 12ème et Ami.

 

Nous n'oublierons pas l'attention et la bienveillance qu'il nous a toujours accordées, les précieux conseils qu'il nous a dispensés, et sa passion immodérée pour le 12ème et ses habitants.

 

Nous adressons nos affectueuses pensées et nos condoléances les plus attristées à son épouse et à sa fille.

 

Par GRF
Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 08:46

Si le transfert du siège de l’Office National des Forets a été vécu – et à juste titre - comme un déchirement dans notre arrondissement, le départ de l’Institut technologique Forêt Bois Cellulose Ameublement sonnera – t - il le glas de la Tradition du Bois dans notre arrondissement ? Nous pouvons le craindre…sauf si…

 

 ONF

 

Le transfert du siège de l’Office National des Forêts à Compiègne dans le cadre du rééquilibrage territorial induit par la refonte de la carte militaire ; le départ de l’Institut Technologique Forêt Bois Cellulose Ameublement, dans le cadre de la structuration du cluster Ville Durable de Marne la Vallée-Champs sur Marne auprès des services du Centre Scientifique et technique du Bâtiment ; sont autant d’annonces qui contribuent à une politique d’aménagement et de spécialisation des territoires tout à fait pertinente.

 

Pour autant, force est de constater que la perte de deux structures pilotes est vécue comme un traumatisme, comme une « crainte de démantèlement » dans notre arrondissement où la tradition des métiers d’art et du bois est séculaire…

 

 

 

Pourquoi délocaliser ?

 

 

 

La mise en valeur de la forêt française et le développement de la filière bois sont apparus  primordiaux, tant le déficit commercial de la filière (6 milliards d’euros, soit le second déficit extérieur) était substantiel alors que la forêt française est la 3ème d’Europe ; ce qui pouvait mettre en péril à la fois la pérennité des 450 000 emplois directs et indirects de la filière mais aussi les engagements du Grenelle de l’environnement et du Paquet Climat Energie.

 

Restructurer la filière et la dynamiser constitue un nouveau chantier national, fondé sur les conclusions du Rapport Puech. En sus des propositions relatives à la modernisation des scieries, de simplification de la réglementation… Le Rapport s’attache à élaborer une stratégie afin de réduire le déficit commercial, sauvegarder les emplois, mais aussi développer les potentialités de la ressource pour créer de 30 à 80 000 emplois supplémentaires, pour mobiliser 12 puis 21 millions de m3 en 2012 et 2020. Par ailleurs, la création d’un véritable esprit de filière est incitée, de la forêt aux entreprises les plus à l’aval, 1ère et 2ème transformations jusqu’à l’ameublement. C’est à dire, « promouvoir tous ensemble le bois sous toutes ses formes, tous ses usages, développer des intégrations amont-aval ». Il s’agit également de promouvoir les usages modernes du bois, en systématisant son incorporation dans la construction, ainsi que dans la biomasse (énergie). A cette fin, un Fonds d’Investissement Stratégique pour la filière doté de 150 millions d’euros sera crée. Le projet de loi Grenelle I est lui aussi facteur de dynamisme pour la filière en adaptant les normes de construction au bois et en augmentant fortement le taux minimum d’incorporation de bois dans la construction et en soutenant la mise en place d’un label (art.29). Le minimum d’incorporation de bois sera donc multiplié par 10.

 

L’ameublement, bien qu’en fin de filière doit pouvoir bénéficier de cette dynamisation en attendant un Plan Meuble tel que préconisé par le Rapport. En effet, sur les 6 milliards de déficit, 2,1 sont « imputables » aux meubles.

 

 

013 

La délocalisation du FCBA fin 2010 à Marne la vallée, est une décision à double tranchant. Certes, son intégration future - dans le cluster Grand Paris « Ville durable »  - auprès de grandes écoles et laboratoires tel que le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment est facteur de synergie et de cohérence autour de la place du bois dans la construction et dans la Ville ; pour autant, le départ du pôle Ameublement du FCBA, du 12ème se traduirait par un démantèlement d’une forme de Culture et de Tradition.

 

 

 

Le FCBA, acteur majeur de la Revalorisation de la Filière

 

 

 

Comme le précise le Rapport, « le frein à l’utilisation du bois réside essentiellement dans les normes et essais ; soit par insuffisance ou inadaptation de normes d’origine scandinave à nos bois français, à l’absence d’essais, mais aussi au retard de classement des bois par les scieries ». Or, le FCBA (Forêt Bois Cellulose Ameublement) est un acteur majeur dans son travail sur les qualités intrinsèques du bois, les essais et normes qu’il réalise permettant l’usage du bois, notamment dans la construction (essais feu, essais acoustiques et thermiques…). Le FCBA est à la fois un Institut technologique (divisé en 4 pôles à Paris dont un consacré à l’ameublement) et un bureau de normalisation (BNBA).

 

 

 

Quel devenir pour le site de l’Avenue de Saint-Mandé ?

 

 

 

Ci-après, la réponse du Ministre de l’Agriculture, à la question de Monsieur le Député de l’Oise, François Michel GONNOT :

M. François-Michel Gonnot attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la décision de son prédécesseur de regrouper les services du ministère sur le site occupé aujourd'hui dans Paris par l'Institut technologique forêt cellulose bois-construction ameublement (FCBA).

 

Cette décision répond à un objectif de rationalisation, mais elle risque de mettre en péril la pérennité d'un outil qui se trouve au coeur de la filière forêt-bois dont le Président de la République a souligné le caractère stratégique le 19 mai 2009. Après une phase de dialogue sur les modalités du transfert du FCBA, le ministère de l'agriculture a acté que le préjudice subi par le FCBA, notamment le coût de sa relocalisation à Marne-la-Vallée, s'élevait à 36,4 millions d'euros hors taxes.

 

Or, le ministère a annoncé une participation financière à hauteur de 11,5 millions d'euros seulement ainsi qu'une augmentation de la subvention annuelle versée au FCBA de 200 000 euros sur cinq ans afin de participer au remboursement de l'important emprunt à long terme que devra contracter le FCBA pour réaliser l'opération. Le ministère estime que le solde du financement doit être assuré par le concours des fonds professionnels collectifs, par celui des collectivités locales accueillant la nouvelle structure du FCBA et par le recours de ce dernier à l'emprunt. Or un tel plan de financement est loin d'être assuré : la situation économique considérablement dégradée des entreprises du secteur compromet leur participation à cette opération et les représentants des collectivités locales concernées (conseil régional d'Île-de-France, conseil général du Val-de-Marne) conditionnent le montant de leur intervention à une participation de l'État à hauteur de 50 % du coût total du projet (soit environ 19 millions d'euros). L'écart important entre la participation annoncée de l'État et la participation nécessaire au financement de l'opération compromet sa réalisation, et par-delà, la survie même du FCBA et les missions de service public qu'il remplit depuis 60 ans. Le FCBA est le partenaire de toutes les entreprises de la filière forêt, cellulose, bois-construction, ameublement, soit un secteur rassemblant 400 000 personnes. Cet outil précieux pour toute la filière et le tissu industriel français est aujourd'hui menacé de disparition si une solution financière n'est pas trouvée. Il lui demande quelle solution il espère trouver pour sortir ce dossier de l'impasse dans laquelle son prédécesseur l'a mis.

 

T      Texte de la réponse

Le projet de construction par le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche d'un ensemble de bâtiments, sur le site de Picpus, dans le douzième arrondissement de Paris, a été présenté en avril 2008 au conseil immobilier de l'État qui en a approuvé le principe. Le Premier ministre a donné son accord à ce projet en octobre 2008. Concrètement, il s'agit du transfert sur le site de Picpus de la majorité des agents de l'administration centrale du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche. Des sept sites actuels, seul le site de la rue de Varenne sera conservé. L'enjeu du projet est de mettre fin à la dispersion des sites du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, de diminuer ainsi les coûts de fonctionnement et d'offrir de meilleures conditions de travail aux agents dans un immeuble accueillant et fonctionnel, qui devra être exemplaire du point de vue de ses performances énergétiques et environnementales. La réalisation de ce projet conduit à la résiliation anticipée du bail conclu en 1984 entre l'État et l'Institut forêt, cellulose, bois-construction, ameublement (FCBA). Ce dernier a pris acte, le 16 avril 2009, à l'occasion de son conseil d'administration, de cette décision en donnant à son directeur général tous les pouvoirs pour engager le projet de déménagement du FCBA. Un site sur la commune de Champs-sur-Marne est d'ores et déjà retenu. Ce déménagement constitue une opportunité pour le FCBA, dont l'activité est pérennisée et les structures modernisées. Attaché à l'outil précieux que constitue le FCBA pour l'ensemble de la filière bois, le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche a décidé d'accompagner ce déménagement par un soutien financier exceptionnel. Le ministre reste par ailleurs à l'écoute de l'institut et des sollicitations des représentants locaux en vue d'assurer la bonne fin de cette opération de transfert.

 

 

 

Quel bilan ?

 

 

 

012Si, les solutions retenues par Ministère paraissent garantir une forme de péréquation en permettant au 12ème d’accueillir les directions centrales du Ministère de l’Agriculture soit plus de 1 000 agents, nombreuses sont les questions qui demeurent aujourd’hui sans réponse.

 

 

 

Tout d’abord, quel sera le sort réservé aux partenaires socioprofessionnels qui travaillaient de concert et sur place avec le FCBA : Association des Constructeurs et Distributeurs de Matériels Forestiers, Association Technique Internationale des Bois Tropicaux, Conseil Interfédéral du Bois, Chambre Syndicale nationale des agents en bois dérivés, Fédération française des bois tropicaux et américains, Union des Industries du Bois, Fédération française du Commerce du Bois, IRBF... ?

 

Ensuite, les conditions financières du transfert du FCBA à Champs sur Marne sont elles aujourd’hui réunies, comme s’en inquiétaient le Rapport PUECH sur la Revalorisation de la Filière Bois et le Député GONNOT ?

 

Enfin, quels seront les avatars d’une telle délocalisation pour le territoire parisien ?

 

En particulier l’étroite collaboration entre le VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement) qui « promeut et valorise la création française dans le domaine du design appliqué au cadre de vie », par une réflexion prospective sur l’adaptation et la conception des produits de notre cadre de vie, le conseil aux entreprises (stylisme, réactualisation des gammes…) et le FCBA qui avait donné naissance à l’Innovathèque (centre de ressources européen en matériaux innovants, et vaste lieu d’échange entre créateurs et industriels).

 

 

 

Il ne nous est pas interdit de gloser sur les causes d’un tel démantèlement local,  probablement du à une absence de vision, et de dynamique autour du design-bois-métiers d’art-ameublement. Les partenaires institutionnels n’ont pas été incités à développer des synergies communes qui auraient pu se matérialiser par la création d’un vaste pôle de compétitivité ou cluster parisien sur cette thématique, intégrant nos chambres de métiers, notre treillage de TPE/TPI, jusqu’au Mobilier National et la Manufacture des Gobelins…(Cf. Le Grand Paris commence à Bercy Charenton (2) ).

 

 

 

Pari perdu ou Grand Pari perdu pour la Capitale, qui se retrouve dépourvue de cluster, coupée du reste de la Métropole. Sorte de Grand Paris sans Paris.

 

Il est donc urgent de s’interroger sur l’articulation entre le développement des 8 clusters spécialisés (Roissy, Saclay, Marne-la-Vallée, le Bourget…) ET les potentialités de développement économique de la Capitale. Articulation d’autant plus nécessaire que le solde migratoire des établissements parisiens demeure négatif, près de 5 000 établissements quittent la capitale chaque année (source CCIP).

 

Renforcer la compétitivité de la Capitale par une politique de spécialisation des territoires parisiens (arrondissements et quartiers), éviter les doublons avec la vocation des clusters et corrélativement de nouvelles « délocalisations », orienter et conditionner l’octroi des aides et subventions à cette politique territorialisée… Sans pour autant tomber dans le piège de la monoactivité économique, nuisible au commerce de proximité. Autant de réflexions qui devront être menées dans le cadre de Paris Métropole.

 

Par GRF - Publié dans : interventions du Cercle
Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 12:15

Le CEP 12ème vous fait part d'un amendement parlementaire présenté par Catherine Procaccia et Christian Cambon, Sénateurs du Val-de-Marne :

"Le Projet de loi de réforme des Collectivités territoriales, voté par les sénateurs, prévoit qu’en 2013, toutes les communes devront obligatoirement faire partie d’une intercommunalité. Mais, problème en région parisienne: la ville de Paris a des enclaves boisées qui séparent les villes dans certains départements et empêchent ainsi le regroupement de communes puisqu’elles ne se touchent pas.
Grâce à un amendement déposé et défendu par Catherine Procaccia  co-signé par Christian Cambon voté dans la nuit du 3 au 4 février, une exception sera dorénavant possible. Les communes séparées par un bois, comme celui de Vincennes par exemple qui appartient à la ville de Paris, seront désormais autorisées à constituer une intercommunalité à fiscalité propre". Les Echos du Sénat

Devrions nous y voir de possibles rapprochements entre Charenton, Saint-Maurice d'une part et Vincennes, Saint-Mandé d'autre part...? Scenario le plus probable en cas de lenteur ou d'échec du Grand Paris de la Gouvernance...

Par GRF - Publié dans : le saviez vous ?
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 12:21

La fin d’une juridiction d’exception

Le Projet de loi sur l’allègement de la procédure judiciaire prévoit la suppression à compter du 1er janvier 2011, du Tribunal aux armées de Paris (TAP).

Basé à la Caserne de Reuilly depuis 1999, ce Tribunal était jusqu’alors compétent pour  trancher les litiges (vols, désertions, violations de consigne) impliquant les militaires français en mission à l’étranger. caserne-de-Reuilly.JPG

Il traitait en moyenne 1 600 dossiers par an contre 8 000 pour une juridiction de droit commun similaire.

Le TAP ne compte que 28 instructions en cours dont le néanmoins épineux dossier de la responsabilité de l’armée française dans le génocide rwandais.

Quel devenir pouvait on réserver à une telle institution dans le cadre d’une réforme des cartes judiciaire et militaire… hormis d’attribuer son contentieux aux juridictions de droit commun : formation spécialisée du TGI de Paris et Cour d’Appel de Paris ; ce qui sera chose faite dès 2011.

Cette annonce sonne également le glas de la Caserne de Reuilly dont le déclassement/cession est envisagé par le Ministère de la Défense pour 2014, afin d’exploiter son potentiel de construction de logements (sociaux, personnels civils de la Défense)…      cf. notre article Réponse Logement, mixité sociale, Caserne de Reuilly

Si le nombre d’institutions juridictionnelles s’amenuise dans notre arrondissement, il faut néanmoins souligner l’existence, Cour Saint Eloi depuis 2007, du Tribunal  du Contentieux de l’Incapacité (TCI) de l’Ile de France.



TCI.JPG
Les TCI sont des juridictions spécialisées qui
statuent sur les recours présentés par les requérants à l’encontre des décisions des organismes de sécurité sociale (CRAM), des commissions départementales d’éducation spéciale, lorsqu’un élément médical est à l’origine du litige.





Pour les adultes, il s’agit des décisions relatives à :

  • l'état ou aux taux d'invalidité ou d'incapacité de travail liée aux accidents de travail et aux maladies professionnelles,
  • la désignation des établissements de rééducation, de reclassement, d'accueil des adultes handicapés ou de placement en atelier protégé ou en centre d'aide par le travail.

Ils jugent les décisions intéressant les enfants, relatives à :

  • l'attribution de l'allocation d'éducation spéciale et de la carte d'invalidité en fonction de l'appréciation du taux d'invalidité,
  • l'orientation des mineurs handicapés vers les établissements de l'éducation spéciale.

Il est possible de faire appel de la décision du tribunal dans un délai d' 1 mois à compter de la notification de la décision, devant la Cour Nationale de l’Incapacité et de la Tarification, basée à Amiens.


Volume et Typologie des demandes :


Le TCI de Paris Ile de France cumule en moyenne 16 500 demandes par an répartis sur 1075 audiences soit 25 par semaine et rend 12 000 décisions.

Les demandes se répartissent entre :

Ø  Maladies professionnelles, inaptitude et recours employeurs

Ø  Risque « Handicapé » eu égard à une complexification des critères d’attribution des prestations.

Par GRF - Publié dans : le saviez vous ?
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 22:17

Georges Courteline, de son vrai nom Georges Moinaux, naît à Tours en 1858 ; après avoir effectué son service militaire, il devient fonctionnaire au ministère des cultes. Il passe quatorze ans dans la fonction publique, ayant tout loisir d’observer ses collègues, avant que le succès de ses œuvres lui permette de se consacrer exclusivement à l’écriture.

Ces premières expériences lui ont fourni ses principales sources d’inspiration littéraire. Dans ses premières pièces (Les Gaietés de l’escadron 1886, Lidoire 1891), il s’amuse à tourner en dérision l’armée. Messieurs les Ronds-de-Cuir (1893) s’attaque aux employés de bureau et aux bureaucrates. Boubouroche (1893), prend quant à elle pour cible la petite bourgeoisie.

Ses œuvres, récits ou pièces de théâtre, sont des croquis de différents milieux, saisis sur le vif. Un Client sérieux (1896) et les Balances (1901) visent le milieu de la justice et des tribunaux. La Peur des coups (1894), Monsieur Badin (1897), La Paix chez soi (1903) montrent le ridicule du couple.

Courteline donne une remarquable description des travers de son époque,  analysant par une langue drue et saine les représentants d’une classe sociale déterminée. Véritable béhavioriste qui manque à notre société actuelle, criblée de petits travers… Courteline était avant tout un habitant du 12ème, demeurant avenue de Saint-Mandé, jusqu’à sa mort en 1929.

                                georges courteline


Qu’es tu devenu Courteline ? Ton buste trône fièrement sur ta place éponyme, tu souris avec malice au passant que tu t’apprêtes à croquer, en particulier ses travers de petit bourgeois…

Et ils sont incapables de te rendre hommage, de même qu’ils ne savent pas mettre en valeur le patrimoine local, riche de ces hommes et femmes qui ont fait l’histoire de Paris ; ne sachant pas quoi inventer au titre d’un ersatz de politique culturelle, tantôt simple variable d’ajustement budgétaire indigne du rang de Capitale ou tonneau percé des Danaïdes (104 Aubervilliers).


Même 80 ans après ta disparition, nous ne sommes pas, en ce qui nous concerne, prêts de t’oublier… à bientôt…

 

Par GR&JMP - Publié dans : interventions du Cercle
Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 12:06

          Le Conseil d'Orientation du CEP 12ème souhaite une bonne et heureuse année 2010 à : ses adhérents, sympathisants, internautes et tous ceux qui partagent  notre sens de la qualité de Ville. 

      Au Menu, cette année : Réflexions, interventions et Forums sur la sociologie, les aînés...

Par GR&JMP
Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 21:09

Comme nous le précisions, la loi Boutin du 25 mars 2009 a rendu obligatoire les conventions d'utilité sociale (CUS), signées entre l'État et les organismes HLM sur la base de plans stratégiques de patrimoine (PSP). Le décret n° 2009-1486 du 3 décembre 2009 vient, à cet égard en préciser les mesures d'application.

 

Ø  Procédure 

« A partir du plan stratégique du patrimoine dont le contenu est précisé par le nouvel article L. 411-9 du Code Construction Habitat, les organismes d'HLM doivent, désormais, conclure une « convention d'utilité sociale » (CUS). Les organismes d'HLM doivent adresser un projet de convention au préfet avant le 30 juin 2010 (art. L. 445-1 CCH) ; à défaut, le ministre peut retirer à l'organisme une ou plusieurs compétences et majorer la cotisation due par l'organisme réticent à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) ».  (Yves Jegouzo, La loi du 25 mars 2009 sur le logement et la réaffirmation du rôle de l'Etat)

 

 

Ø  Contenu

Ces conventions défini[ssen]t :
« ― la politique patrimoniale et d'investissement de l'organisme, comprenant notamment le plan de mise en vente de logements ;
« ― la politique sociale de l'organisme, développée dans le cahier des charges de gestion sociale, comprenant notamment le plan d'actions pour l'accueil des populations sortant des dispositifs d'accueil, d'hébergement et d'insertion ;
« ― la politique de l'organisme pour la qualité du service rendu aux locataires.
« Elle prévoit le dispositif de modulation du supplément de loyer de solidarité.
« Pour chaque aspect de la politique de l'organisme, elle comporte :
« ― un état des lieux de l'activité patrimoniale, sociale et de qualité de service ;
« ― les orientations stratégiques ;
« ― le programme d'action.

 

Ø  Un dispositif fondé sur des indicateurs de performance 

« Chaque organisme est ainsi tenu de signer une convention, d'une durée de 6 ans renouvelable, avant le 31 décembre 2010. Ensuite, le ministre du Logement est chargé, en se fondant sur des indicateurs de performance définis réglementairement, d'assurer un contrôle strict sur la mise en œuvre des CUS : retrait temporaire de compétences et augmentation de la cotisation à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) des organismes non signataires ; pénalités financières infligées à ceux qui manquent à leurs engagements. Cet arsenal est complété par un prélèvement sur le potentiel financier des organismes qui ne mènent pas de politiques actives d'investissement ». (Yves Jegouzo, La loi du 25 mars 2009 sur le logement et la réaffirmation du rôle de l'Etat)

 

Ø  Les objectifs sectoriels et la qualité du service du service rendu aux locataires

La convention fixe les objectifs correspondant à chacun des engagements, selon le tableau ci-dessous. Le respect des engagements et l'atteinte des objectifs sont évalués à l'aide des indicateurs dudit tableau, par département ou par segment de patrimoine.


ASPECTS DE LA POLITIQUE


ENGAGEMENTS


OBJECTIFS ET INDICATEURS


Développement de l'offre
Indicateurs par département


Adapter l'offre de logements locatifs sociaux aux besoins des populations et des territoires en développant le volume de production nouvelle et de reconstitution de logements locatifs sociaux


A.I ― Nombre de logements locatifs donnant lieu à des dossiers de financement déposés complets dans les services de l'Etat ou auprès des délégataires, par an et en cumulé sur les six ans, répartis selon le mode de financement initial : prêt locatif aidé d'intégration, prêt locatif à usage social, prêt locatif social


 


 


A. II ― Nombre de logements mis en service par an et en cumulé sur les six ans, répartis selon le mode de financement initial


Développement de l'offre d'insertion, d'hébergement et d'accueil temporaire
Indicateurs par département


Adapter l'offre de places d'hébergement aux besoins des territoires. Développer le volume de places nouvelles produites par l'organisme


B.I ― Nombre de places nouvelles d'hébergement et de logements adaptés donnant lieu à des dossiers de financement déposés complets dans les services de l'Etat ou auprès des délégataires par an et en cumulé sur les six ans


 


 


B. II ― Nombre de places nouvelles d'hébergement et de logements adaptés livrées par an et en cumulé sur les six ans


 


Entretenir et améliorer le patrimoine existant


C.I ― Montant en euros (hors taxe) par logement et par an en investissement (travaux de réhabilitation du parc et de remplacement des composants)


Dynamique patrimoniale et développement durable
Indicateurs par segment


 


C. II ― Montant en euros (hors taxe) par logement et par an en exploitation (dépenses de maintenance qui couvrent l'entretien courant et le gros entretien)


 


 


C. III ― Taux de réalisation des diagnostics de performance énergétique établis à l'échelle du bâtiment dans les 18 premiers mois de la convention


 


 


C. IV ― Pourcentage des logements rénovés au sens du premier alinéa du II de l'article 5 de la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, en zone urbaine sensible et hors zone urbaine sensible


Mise en vente de logements aux occupants
Indicateur par segment


Favoriser l'accession à la propriété des locataires du parc social en augmentant le volume de logements mis effectivement en commercialisation


D.I ― Nombre de logements mis effectivement en commercialisation par an et en cumulé sur les six ans


Mutations
Indicateurs par département


Fluidifier les parcours résidentiels des locataires en facilitant les mutations internes ou externes


E.I ― Nombre de mutations internes rapporté au nombre total des attributions (en pourcentage)


 


 


F.I ― Pourcentage des logements occupés par des ménages dont les ressources n'excèdent pas 60 % des plafonds prévus au premier alinéa de l'article R. 331-12, en zone tendue, par catégorie de classement, en zone urbaine sensible et hors zone urbaine sensible


 


 


F. II ― Pourcentage d'attributions de logements aux ménages prioritaires du code de la construction et de l'habitation déclinés par le plan départemental d'actions pour le logement des personnes défavorisées et les accords collectifs


Droit au logement
Indicateurs par segment


Assurer la diversité des ménages dans l'occupation et s'engager sur l'accueil de ménages défavorisés


F. III ― Pourcentage d'attributions de logements aux ménages reconnus, par la commission de médiation prévue à l'article L. 441-2-3, comme prioritaires et devant se voir attribuer un logement en urgence, dont part en zone urbaine sensible


 


 


F. IV ― Nombre de logements locatifs attribués aux personnes ou ménages sortant d'hébergement ou de logement adapté


 


 


F.V ― Pourcentage d'attributions de logements au titre du contingent préfectoral, lorsqu'il est géré en flux


 


 


F. VI ― Taux de la vacance (hors vacance technique) supérieure à trois mois (en pourcentage)


 


 


G.I ― Nombre de ménages en impayés de plus de trois mois rapporté au nombre total des ménages en impayés ou retards de paiement, en pourcentage


Prévention des expulsions
Indicateurs par département


Détecter les situations d'impayés et prévenir les expulsions


G. II ― Nombre de ménages bénéficiant de mesures d'accompagnement financées par l'organisme rapporté au nombre de ménages en impayés de plus de trois mois, en pourcentage


 


 


G. III ― Nombre de plans d'apurement amiable rapporté au nombre de ménages déclarés en impayés de plus de trois mois en pourcentage


 


 


H.I ― Processus opérationnel de traitement des réclamations : mode de dépôt, lieu de dépôt, accusé de réception, traçabilité, suivi du chaînage des interventions (OUI / NON)


 


 


H. II ― Pourcentage des réclamations prises en compte (enregistrement, accusé de réception et réponse au locataire, envoi de l'ordre de service d'intervention) dans un délai de trente jours


Qualité du service rendu aux locataires

Indicateurs par segment


Assurer la qualité du service rendu aux locataires avec les signataires de la convention d'utilité sociale (en particulier lorsque les situations ne relèvent pas du seul organisme mais également de ses partenaires : gestion urbaine de proximité)


H. III ― Bon fonctionnement des ascenseurs et des chaudières collectives : nombre d'arrêts de plus de n heures par appareil et par an et typologie des causes d'arrêt (défaillances techniques, usage anormal, malveillance)


 


 


H. IV ― Bon fonctionnement des ascenseurs et des chaudières collectives : généralisation de l'engagement contractuel avec chaque prestataire d'un nombre de pannes annuel inférieur à 8 par appareil (hors cas d'usage anormal ou de malveillance)


 


 


H.V ― Nombre total de logements de l'organisme rapporté à l'effectif de personnel de gardiennage ou de surveillance, selon la définition de l'article               R. 127-2


 


 


H. VI ― Propreté des parties communes : valeur de l'indice de satisfaction des locataires, en zone urbaine sensible et hors zone urbaine sensible


Performance de la gestion
Indicateur par département


Améliorer la performance de la gestion des logements


I.I ― Coût de fonctionnement, à savoir dépenses d'exploitation et de personnel, par logement géré

 

Notons que le « conseil général de rattachement de l'organisme peut conjointement avec l'organisme, pour certains aspects de sa politique, fixer des objectifs qui feront l'objet d'une évaluation qualitative dans les conditions prévues au premier alinéa de l'article R. 445-2-8 ».

Par GR&JMP - Publié dans : le saviez vous ?
Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 12:20

« Composante spécifique de l’économie aux côtés des sphères publiques et marchandes, l’économie solidaire est l’ensemble des activités économiques soumis à la volonté d’un agir démocratique où les rapports sociaux de solidarité priment sur l’intérêt individuel ou le profit matériel, contribuant ainsi à la démocratisation de l’économie à partir d’engagements citoyens. » (Bernard EME et Jean Louis LAVILLE, sociologues) Se matérialisant par des institutions telles les mutuelles, coopératives ; elle désigne également l’expérimentation de nouveaux modèles économiques tel que le commerce équitable.

Les régies de quartier : actrices de l’économie solidaire

Les élus, les bailleurs, une association de quartier ou des habitants peuvent entreprendre la création d’une association regroupant les acteurs précédemment cités et engagés dans un projet de quartier. Une fois les premiers partenariats formalisés, l’association peut demander sa labellisation en « Régie » auprès du Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ).

Une régie regroupe donc collectivités locales, bailleurs sociaux et habitants du quartier qui composent son territoire. Ils interviennent sur la gestion urbaine de cet espace géographique. Sa mission technique, précise le CNLRQ est d’entretenir, d’embellir et de veiller sur le quartier, tout en suscitant une « citoyenneté active » par la médiation, la responsabilisation et l’implication des habitants du quartier. Elle exerce une véritable « activité économique qui favorise l’insertion sociale et professionnelle d’habitants en difficulté et l’émergence de nouveaux services ». Il s’agit d’un « fonctionnement économique en circuit court par le réinvestissement dans l’économie locale de l'essentiel des masses salariales dégagées par les activités ».

 

La régie obtient des contrats auprès des bailleurs et de la municipalité pour des tâches d’entretien d’espaces verts, de gardiennage, de médiation avec des correspondants de nuit ; elle les confient ensuite aux habitants du quartier en difficultés via des CDD/CDI/CAE.

La régie fournit également divers services collectifs (ex. création d’atelier bricolage, écrivain public, location de matériel, reprise de commerces de proximité).

Elle conjugue ainsi plusieurs types de ressources : financement via les marchés contractualisés avec les donneurs d’ordre, le subventionnement sur contrat d’objectif et le bénévolat.

 

« La survie de la Régie est alors conditionnée par le marché de travail que les pouvoirs locaux, municipalité et bailleurs sociaux accordent à la régie (ménage des parties communes, entrées et sorties des conteneurs à ordures, entretien des espaces extérieurs et des espaces verts, petite maintenance, travaux de second œuvre du bâtiment, gardiennage, services de proximité, médiation…). Il faut que la régie ait du « grain à moudre », alors que son espace économique est toujours limité, menacé par la concurrence des services techniques de la municipalité ou des bailleurs et par la pression des artisans locaux qui estiment que la régie, fiscalement avantagée, leur vole du travail. L’évolution des différents rapports de force peut mettre en danger l’existence de la régie. » (Georges Gontcharoff, conseiller de la rédaction de Territoires).

Précisons que la Capitale compte 7 régies de quartier : Arts et Métiers (3ème); Fontaine au roi (11ème) ; Tela (13ème) ; La Chapelle antennes Nord et Sud (18ème ) ; 19ème Nord ; St Blaise Charonne (20ème).

Une 8ème devant être créée à la rentrée 2010 dans le 12ème, Vallée de Fécamp. Avec comme objectifs : « la propreté, la remise en état de logement ou de hall d’immeuble, l’entretien d’espaces verts… ». Espérons qu’elle s’attache à la revitalisation commerciale des axes telle la rue Claude Decaën et surtout à la médiation-tranquillité au sein des grands ensembles immobiliers sociaux (Tourneux-Fécamp)…

Par GR&JMP - Publié dans : le saviez vous ?

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