Mardi 22 septembre 2009

« Composante spécifique de l’économie aux côtés des sphères publiques et marchandes, l’économie solidaire est l’ensemble des activités économiques soumis à la volonté d’un agir démocratique où les rapports sociaux de solidarité priment sur l’intérêt individuel ou le profit matériel, contribuant ainsi à la démocratisation de l’économie à partir d’engagements citoyens. » (Bernard EME et Jean Louis LAVILLE, sociologues) Se matérialisant par des institutions telles les mutuelles, coopératives ; elle désigne également l’expérimentation de nouveaux modèles économiques tel que le commerce équitable.

Les régies de quartier : actrices de l’économie solidaire

Les élus, les bailleurs, une association de quartier ou des habitants peuvent entreprendre la création d’une association regroupant les acteurs précédemment cités et engagés dans un projet de quartier. Une fois les premiers partenariats formalisés, l’association peut demander sa labellisation en « Régie » auprès du Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ).

Une régie regroupe donc collectivités locales, bailleurs sociaux et habitants du quartier qui composent son territoire. Ils interviennent sur la gestion urbaine de cet espace géographique. Sa mission technique, précise le CNLRQ est d’entretenir, d’embellir et de veiller sur le quartier, tout en suscitant une « citoyenneté active » par la médiation, la responsabilisation et l’implication des habitants du quartier. Elle exerce une véritable « activité économique qui favorise l’insertion sociale et professionnelle d’habitants en difficulté et l’émergence de nouveaux services ». Il s’agit d’un « fonctionnement économique en circuit court par le réinvestissement dans l’économie locale de l'essentiel des masses salariales dégagées par les activités ».

 

La régie obtient des contrats auprès des bailleurs et de la municipalité pour des tâches d’entretien d’espaces verts, de gardiennage, de médiation avec des correspondants de nuit ; elle les confient ensuite aux habitants du quartier en difficultés via des CDD/CDI/CAE.

La régie fournit également divers services collectifs (ex. création d’atelier bricolage, écrivain public, location de matériel, reprise de commerces de proximité).

Elle conjugue ainsi plusieurs types de ressources : financement via les marchés contractualisés avec les donneurs d’ordre, le subventionnement sur contrat d’objectif et le bénévolat.

 

« La survie de la Régie est alors conditionnée par le marché de travail que les pouvoirs locaux, municipalité et bailleurs sociaux accordent à la régie (ménage des parties communes, entrées et sorties des conteneurs à ordures, entretien des espaces extérieurs et des espaces verts, petite maintenance, travaux de second œuvre du bâtiment, gardiennage, services de proximité, médiation…). Il faut que la régie ait du « grain à moudre », alors que son espace économique est toujours limité, menacé par la concurrence des services techniques de la municipalité ou des bailleurs et par la pression des artisans locaux qui estiment que la régie, fiscalement avantagée, leur vole du travail. L’évolution des différents rapports de force peut mettre en danger l’existence de la régie. » (Georges Gontcharoff, conseiller de la rédaction de Territoires).

Précisons que la Capitale compte 7 régies de quartier : Arts et Métiers (3ème); Fontaine au roi (11ème) ; Tela (13ème) ; La Chapelle antennes Nord et Sud (18ème ) ; 19ème Nord ; St Blaise Charonne (20ème).

Une 8ème devant être créée à la rentrée 2010 dans le 12ème, Vallée de Fécamp. Avec comme objectifs : « la propreté, la remise en état de logement ou de hall d’immeuble, l’entretien d’espaces verts… ». Espérons qu’elle s’attache à la revitalisation commerciale des axes telle la rue Claude Decaën et surtout à la médiation-tranquillité au sein des grands ensembles immobiliers sociaux (Tourneux-Fécamp)…

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Jeudi 16 juillet 2009

A la demande de Monsieur Christian BLANC, Secrétaire d’Etat chargé du Développement de la Région Capitale, le CEP 12ème a été reçu vendredi, par son Directeur de cabinet, Marc VERON. 

J’ai ainsi pu exposer les analyses (cf. « le Grand Paris commence à bercy-Charenton ») et propositions du Cercle au sujet de la reconversion du site Bercy-Poniatowski-Charenton.

« Lancer de grandes opérations d’aménagement, et faire émerger de nouvelles centralités urbaines » – conformément à la vision du Chef de l’Etat, exprimée le 29 avril 2009 – c’est faire en sorte que le projet du Grand Paris commence à Paris, tel est également le sens constant de nos interventions.

A cet égard, j’ai proposé, que Monsieur le Secrétaire d'Etat :

è Entre dans les négociations avec les acteurs concernés.

è Recense ce terrain dans ses « projets prioritaires complémentaires »

è Réalise une opération d’envergure métropolitaine, type Opération d’Intérêt National, via les outils réglementaires et législatifs mis à sa disposition, afin d’exproprier le terrain tout en lui conférant une véritable vocation : 

 

q  Une Cité Nationale du Patrimoine Gastronomique et Culinaire. En octobre 2003, l’UNESCO adoptait une Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Les arts culinaires correspondant à de tels critères, l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation a défendu l’idée d’une inscription par l’UNESCO du patrimoine alimentaire français, relayée par le Président de la République dans son discours du 23 février 2008 au salon de l’agriculture. Le dépôt du dossier français s’effectuant en août 2009.

La réalisation d’une Cité permettrait de donner au patrimoine culinaire et gastronomique français, une vitrine permanente. N’ayant pas une vocation à l’exhaustivité, elle constituerait davantage un point de départ ou km 0 du tourisme gastronomique. A cet égard, elle pourrait être structurée autour : d’un pôle culturel et touristique, comprenant des pavillons régionaux permanents (composés de micro syndicats d’initiative de toutes les régions françaises), un musée des arts culinaires (arts de la table et du protocole, ustensiles de cuisine, place de la gastronomie parmi les autres branches de l’Art : Cinéma, Littérature, peinture…), des expositions permanentes et temporaires, des restaurants régionaux et des magasins spécialisés. Un pôle éducatif et récréatif : des écoles de cuisine, une école d’hôtellerie, une sensibilisation au commerce équitable. Un pôle de recherche et d’innovation : laboratoires et pépinières sur les produits biologiques et « nourriture du futur », la gastronomie moléculaire,  les comportements alimentaires, la nutrition, et la santé publique en liaison avec le Pôle Alimentaire Parisien de l’INRA (Sécurité des aliments-sciences sociales).

Valoriser des potentiels existants : une tradition séculaire des chais de Bercy, un MART à Bercy Expo, regroupant près de 120 entreprises dans le secteur agroalimentaire, l’école du Vin de Paris et l’école de Boulangerie et de pâtisserie de Paris (Cour Saint Emilion).

 

Ou

 

q  Une Université entièrement dédiée aux filières environnementales et au développement durable. Délivrant, une gamme de formations pluridisciplinaires : juridique ; technique ; humanitaire ; économie solidaire ; management associatif ; urbanisme ; génie urbain…  Contribuant avant tout au développement de métiers nouveaux : plombier-chauffagiste solaire, électricien photovoltaïque ainsi qu’à la création des 500 000 emplois escomptés du secteur. 

 

Ou

 

q  La valorisation locale de la Filière Bois : un pôle de compétitivité Bois- Ameublement- Design- Métiers d’art. La mise en valeur de la forêt française et le développement de la filière bois sont apparus primordiaux, tant le déficit commercial de la filière (6 milliards d’euros, soit le second déficit extérieur) était substantiel alors que la forêt française est la 3ème d’Europe ; ce qui pouvait mettre en péril à la fois la pérennité des 450 000 emplois directs et indirects de la filière mais aussi les engagements du Grenelle de l’environnement et du Paquet Climat Energie. Restructurer la filière et la dynamiser telle est l’ambition de ce nouveau chantier présidentiel, fondé sur les conclusions du Rapport Puech. En sus des propositions relatives à la modernisation des scieries, de simplification de la réglementation… Le Rapport s’attache à élaborer une stratégie afin de réduire le déficit commercial, sauvegarder les emplois, mais aussi développer les potentialités de la ressource pour créer de 30 à 80 000 emplois supplémentaires, pour mobiliser 12 puis 21 millions de m3 en 2012 et 2020. Par ailleurs, la création d’un véritable esprit de filière est incitée, de la forêt aux entreprises les plus à l’aval, 1ère et 2ème transformations jusqu’à l’ameublement. C’est à dire, « promouvoir tous ensemble le bois sous toutes ses formes, tous ses usages, développer des intégrations amont-aval ». Il s’agit également de promouvoir les usages modernes du bois, en systématisant son incorporation dans la construction, ainsi que dans la biomasse (énergie). A cette fin, un Fonds d’Investissement Stratégique pour la filière doté de 150 millions d’euros sera crée. Le projet de loi Grenelle I est lui aussi facteur de dynamisme pour la filière en adaptant les normes de construction au bois et en augmentant fortement le taux minimum d’incorporation de bois dans la construction et en soutenant la mise en place d’un label (art.29). Le minimum d’incorporation de bois sera donc multiplié par 10.

L’ameublement, bien qu’en fin de filière doit pouvoir bénéficier de cette dynamisation en attendant un Plan Meuble tel que préconisé par le Rapport. En effet, sur les 6 milliards de déficit, 2,1 sont « imputables » aux meubles. A cet égard, il est proposé que le Fonds d’investissement stratégique dédié aux investissements dans l’économie du bois, intervienne en « fonds propres au profit d’entreprises constituant dans leur domaine les pôles régionaux d’un réseau structurant concernant : des structures porteuses de projets de développement des technologies innovantes (produits composites-bois) et le mobilier.

Créer un pôle de compétitivité dédié au Bois-Ameublement-Désign-Métiers d’art, c’est combiner sur un espace géographique donné, des entreprises, des centres de formation et des unités de recherche existants afin d’engager une démarche destinée à dégager des synergies autour de projets communs au caractère innovant.

 

Combiner : le 12ème arrondissement abrite dans ces trois domaines, un maillage d’ acteurs associatifs et de PME-TPE de premier plan.

Pour le Bois : Association des Constructeurs et Distributeurs de Matériels Forestiers, Association Technique Internationale des Bois Tropicaux, Conseil Interfédéral du Bois, Chambre Syndicale nationale des agents en bois dérivés, Fédération française des bois tropicaux et américains, Union des Industries du Bois, Fédération française du Commerce du Bois, IRBF...

Pour l’Ameublement : le Comité de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement, l’Institut de Promotion et d’Etudes de l’Ameublement, l’Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement, et le VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement) qui « promeut et valorise la création française dans le domaine du design appliqué au cadre de vie », par une réflexion prospective sur l’adaptation et la conception des produits de notre cadre de vie, le conseil aux entreprises (stylisme, réactualisation des gammes…).

La tradition séculaire du Faubourg Saint-Antoine et le viaduc des Arts rassemblent quant à eux, près d’une centaine d’artisans d’art, qui peuvent compter sur le rayonnement de la Société d’Encouragement aux Métiers d’Art, dans ses fonctions de valorisation, de veille et de mise en œuvre de projets… La formation étant assurée, entre autre, par l’Ecole Boulle.

      Centres de recherche : Comme le précise le Rapport, « le frein à l’utilisation du bois réside essentiellement dans les normes et essais ; soit par insuffisance ou inadaptation de normes d’origine scandinave à nos bois français, à l’absence d’essais, mais aussi au retard de classement des bois par les scieries ». Or, le FCBA (Forêt Bois Cellulose Ameublement) est un acteur majeur dans son travail sur les qualités intrinsèques du bois, les essais et normes qu’il réalise permettant l’usage du bois, notamment dans la construction (essais feu, essais acoustiques et thermiques…). Le FCBA est à la fois un Institut technologique (divisé en 4 pôles à Paris dont un consacré à l’ameublement) et un bureau de normalisation (BNBA). Sa délocalisation fin 2010 à Marne la vallée, est une décision à double tranchant. Certes, sa proximité future - dans le cluster « Ville durable » - avec de grandes écoles et laboratoires tel que le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment est facteur de synergie et de cohérence autour de la place du bois dans la construction et dans la ville ; pour autant, le départ du pôle Ameublement du FCBA, du 12ème se traduirait par un démantèlement d’une forme de Culture et de Tradition. Il convient donc de s’interroger sur son maintien et son développement maximal (opérer une délocalisation partielle).  

Les partenaires institutionnels : Les Chambres Départementale et Régionale des Métiers (rue de Reuilly) constituent des partenaires consulaires privilégiés assurant également des fonctions de conseil, formation, documentation.

 

Dégager des synergies autour de projets communs au caractère innovant : le but du pôle de compétitivité serait avant tout de mutualiser au sein d’un réseau les professionnels et acteurs du secteur. Créer des partenariats et un mode de gouvernance dans un secteur morcelé, aux acteurs parfois trop nombreux et exerçant des missions similaires. En faire, un secteur de visibilité internationale, créateur de richesses nouvelles, avec un certain degré de maîtrise de la technologie (publications, dépôt de brevets…), aux missions multiples et complémentaires. De la création de matériaux innovants, aux savoir-faire en matière de finition, de restauration et de réparation de meubles.

Une mission de communication et de documentation : place, rôle et utilisations du bois au quotidien, couplée d’une mission de conseil aux collectivités publiques.

Une mission d’innovation et de recherche avec pour acteur principal le pôle ameublement du FCBA. « L’enjeu pour le bois, écomatériau de naissance étant d’arriver à une production ‘bio’ lors de l’élaboration des produits finis, panneaux, meubles, conduisant à un recyclage ou une valorisation ultime également ‘bio’ »…

Continuer d’ « accompagner les entreprises sur les thématiques d’innovation produit et process, de management qualité, sécurité, d’évaluation  de la conformité réglementaire et normative et de valorisation de leurs produits par la certification ».

Confirmer le rôle des laboratoires qui « offrent aux professionnels de l’ameublement une plate-forme d’essais leur permettant de valider des conceptions, de mesurer l’aptitude à l’usage des produits, d’attester  leur conformité à la réglementation (essais mécaniques, sur les matériaux, résistance au feu…) ».

Poursuivre la rationalisation de la normalisation, visant à assurer une « bonne adéquation avec la Directive sur la sécurité des produits ».

Engager un programme de recherche sur l’ergonomie…

Une mission de formation : établir des parcours pédagogiques communs Boulle-FCBA, lequel développe déjà une gamme de formations soutenue en ameublement (ex : intégrer et maîtriser les finitions hydrodiluables, le verre en ameublement, la réglementation incendie, la métrologie…).

Une mission culturelle fondée sur la protection et la mise en valeur : protéger et valoriser définitivement les métiers d’art et métiers en voie de disparition ; création d’un label.   Permettre une programmation culturelle et commerciale de dimension internationale via un salon de design industriel… Poursuivre la dynamique engagée par l’Innovathèque (centre de ressources européen en matériaux innovants, et vaste lieu d’échange entre créateurs et industriels).

Faire de Bercy Charenton l’épicentre du dispositif : abritant la zone de R&D (laboratoires du pôle ameublement FCBA) ; opérer un rapprochement des acteurs associatifs et institutionnels dans de communes infrastructures.

 

è Crée une structure de gestion sui generis, type « Société d’économie mixte d’Aménagement de l’Est Parisien », intégrant l’Etat, les acteurs locaux (ACTEP compris) et institutionnels ; recensant les besoins des collectivités territoriales (Station du RER D, équipements publics ponctuels…) ; favorisant les concours architecturaux (gestes architecturaux forts via la grande hauteur), et la concrétisation de Partenariats Public Privé.

      Avec de nombreux objectifs prioritaires : couvrir le site sur le fleuve et reconquérir les berges de la Seine depuis Saint Maurice (réaliser de véritables « Chartrons » parisiens ; restructurer l’échangeur autoroutier ; couvrir les faisceaux ferrés… Tirer profit de l’intermodalité.

      Ainsi que des objectifs secondaires : « faire émerger la Ville », création d’un nouveau quartier intercommunal, intégrant équipements publics, logements, respectueux des mixités sociales et intergénérationnelles à l’image du Val Sully (Bourgogne) ; aménager  la Petite Ceinture en ceinture verte.

 

                                                                                         Gordon RONDEL-FRAJDER

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Samedi 13 juin 2009

                         Ci-après, la réponse du Cabinet du Ministre du Logement, quant à nos interrogations en matière de Charte d’Utilité Sociale, de mixité sociale et au devenir de la Caserne de Reuilly.




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Mardi 9 juin 2009

                            Les 121 conseils de quartier de la ville de Paris se voient confier, conformément aux dispositions du Code Général des Collectivités Territoriales, un « budget de fonctionnement » de 3 305 € par conseil. Ils ont également la faculté de décider de l’affectation de 8 264 € de crédits d’investissement (petits investissements et travaux localisés).
   Ces crédits sont, en ce qui concerne la ville de Paris inscrits à l’état spécial de l’arrondissement. Ils ne sont pas gérés à proprement parler par lesdits conseils, dans la mesure où le maire d’arrondissement demeure l’unique ordonnateur de ces crédits. En revanche, ces crédits sont réservés aux projets présentés par les conseils de quartier. Cette pratique, comme celle des fonds de participation des habitants est conforme aux dispositions législatives qui prévoient que le maire peut associer les conseils de quartier « à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des actions intéressant le quartier ».

   Les fonds publics ainsi affectés à une politique publique territorialisée n’étant pas soustraits du budget de la collectivité publique, ils sont soumis au contrôle normal des services de l’Etat.

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Dimanche 3 mai 2009

Créer un cluster dédié à la recherche médicale, « non seulement axé sur la conception-fabrication de produits mais aussi sur les services (essais cliniques, supports commerciaux) dans les domaines de l’oncologie, l’infectiologie mais également les biomatériaux médicaux, du matériel médical (outils de diagnostics) et de la sécurité alimentaire (risque biologique et chimique, traçabilité) » ; telle semble l’ambition de Christian BLANC, dans le cadre de son projet de développement économique pour le Grand Paris, explicitée par Les Echos (28 avril).  


Dès janvier 2005, le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie, et des services (CROCIS), avait publié un rapport qui préconisait la réalisation d’un cluster biomédical.


Idée apparemment reprise par le Secrétaire d’Etat, via cette « medical Valley » ; qui devrait fédérer les ressources de Paris (essais cliniques, infectiologie, biomatériaux) et de la couronne sud de l’Ile-de-France : Val de Marne (cancérologie, essais cliniques, nouveaux services et produits en gérontologie, télémédecine, télésoins, nouveaux outils de diagnostics), l’Essonne (recherche fondamentale et appliquée, optique-optronique, téléformation médicale), et les Hauts de Seine (biomédical, essais cliniques, télémédecine) ».


Cette « vallée de la recherche médicale, allant des hôpitaux parisiens au Génopole d’Evry »  ferait « du Grand Paris, un lieu de découverte, de soin et de production des thérapies du futur », tout en créant « des emplois de haute valeur ajoutée ». L’enjeu est bel et bien de taille, il s’agira avant tout de rationaliser les structures médicales de la Région Capitale, en établissant un schéma précis de développement, mais surtout de gouvernance. En effet, nombreuses sont les infrastructures à se faire concurrence, empêchant tendanciellement certaines de « percer » ; quand d’autres sont dans l’attente d’un centre de recherche pharmaceutique (Genopole d’Evry)…                                                             
                                                         L'Institut de la Vision (12ème), partie intégrante de la future vallée médicale

                                                                                                         

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Jeudi 23 avril 2009

Dans sa délibération du 16 mars 2009, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, réaffirme, comme étant une de ses priorités, le fait d’ « assurer aussi bien l’égal traitement de tous dans l’accès à un logement adapté aux besoins des habitants que les conditions de vie dans les quartiers en difficulté ».

 

Aussi, établit-elle un nouveau constat et de nouvelles recommandations...

 

« Des usages négatifs » de la notion de mixité sociale auraient été révélés, dans certaines « pratiques d’attribution de logements sociaux, en particulier la forme de politiques de peuplement fondées sur la définition de seuils de tolérance visant à limiter l’accès au logement social de catégories de populations à risques ». A juste titre, des condamnations pour discrimination raciale ont été prononcées, contre certains bailleurs.

 

Nouvelle difficulté pour cette notion tant polémique de mixité sociale, et qui conduit les bailleurs à forger leur propre définition, faute de critères légaux…Dans une résolution de 2008, « le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) du Conseil de l’Europe avait d’ailleurs prononcé la non-conformité de la politique du logement conduite par l’Etat français au regard des objectifs de droit au logement définis par la Charte sociale européenne » [...] « Précisant, que le concept de mixité sociale, tel que prévu par la loi de 1998, qui sert souvent de fondement au refus de l’octroi d’un logement social, conduit souvent à des résultats discrétionnaires. La principale difficulté vient de la définition peu claire de ce concept dans la loi et en particulier, du manque de toute ligne directrice sur sa mise en œuvre pratique ».

 

Condamnant avec raison, ces dispositifs discriminatoires ; la HALDE incite par ailleurs les acteurs du Logement, à « favoriser la mise en place de procédures objectives et transparentes pour garantir une égalité de traitement des candidats et candidates à un logement social, de l’enregistrement de la demande à l’attribution du logement ». Dans la continuité, des recommandations que cette dernière avait formulées, comme : « l’objectivation des éléments pris en compte pour l’attribution des logements sociaux » ; « le respect des souhaits et préférences des candidats locataires » ; « le cadrage des enquêtes sociales »…

 

Espérons que lesdits acteurs, entreprennent enfin, une révision de cette notion (cf. notre article : mixité dans le logement social).

Des recommandations dont certaines commissions municipales d’attribution devraient s'inspirer…« L’urgence sociale » comme unique critère d’attribution, ne revêt-elle pas aussi un caractère discriminant ?…

 

Nous demeurons convaincus qu’une rationalisation de la notion est nécessaire, en définissant des critères économiques (revenu, proportion d’habitants touchant des minima sociaux, CSP…) et sociaux (âge, taille des ménages, composition familiale…), corrélés à l’ancienneté de la demande.

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Lundi 6 avril 2009

                                       Le Cercle tient à vous faire part de l’idée fort judicieuse de Patrick BEAUDOUIN (Député-Maire de Saint-Mandé) et des élus de l’ACTEP (Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien).

 

En effet ceux-ci ont incité Christian BLANC dans le cadre de son projet de développement de la Cité Descartes, pour l'Est parisien ; à « créer, autour ce Pôle, et sans que les territoires allant du périphérique à Marne-la-Vallée (dont Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay, etc.) ne soient laissés pour compte, un véritable « couloir culturel » dans l'Est parisien, axé sur le futur Zoo de Vincennes, le Bois de Vincennes, le château de Vincennes - qui devrait pouvoir accueillir le futur Musée de l'histoire de France - l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), la SFP mais aussi l'Hippodrome ou encore le Pavillon Baltard, la Marne, etc.. » Blog de PatrickBEAUDOUIN


Faire de Bercy-Poniatowski-Charenton le point de départ du « couloir culturel »

 

Nous les félicitons pour cette dynamique territoriale naissante et sommes pour notre part, résolus à faire « rattacher le wagon Bercy-Poniatowski-Charenton » à l’un des 2 clusters de la Région Capitale : Orly-Rungis-Seine Amont, qui sera consacré à la pharmacologie ou  croissance verte et développement durable à Descartes-Champs sur Marne …

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Mercredi 11 mars 2009

Sujet d’actualité brûlant, le CEP 12ème a consacré son 1er Forum au thème du Grand Paris de la Gouvernance. Il s’est ainsi livré à l’analyse des conclusions du Comité Balladur, sur la réforme des collectivités locales.

 

Nos intervenants ont ainsi pu livrer leur point de vue et leur réaction à chaud…

                                                        

Jean-Marie PERRIER (Coprésident) a présenté les modalités de fonctionnement et les interventions de l’Association.

 

Gordon RONDEL (Président Fondateur) a donné une définition du ou des Grand Paris ; puis a dressé un état des lieux de la gouvernance en IDF.


 


Philippe DALLIER
(Sénateur de Seine Saint Denis, Maire des Pavillons sous Bois), dont le rapport a été repris par le Comité, a insisté sur une : simplification du millefeuille administratif en Région Capitale ; une suppression des EPCI ; la nécessité d’intégrer la gestion du foncier à toute stratégie en matière de logement…

 





Gilles CARREZ
(Député-Maire du Perreux sur Marne, Rapporteur Général de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale), a présenté les inégalités financières existantes et la nécessité d’améliorer la péréquation actuelle ; les modalités de compensation de la taxe professionnelle.

 



David ALPHAND (Conseiller de Paris) s’est interrogé sur une reventilation des compétences au profit des arrondissements ; la complexité et l’insuffisance de la Communication du Maire de Paris sur un meilleur service de proximité aux parisiens…

 


Patrick BEAUDOUIN  (Député-Maire de Saint Mandé)nous a fait part de ses rapports avec la Capitale ; du regard qu’il portait sur le 12ème ; des projets urbanistiques communs (GPRU Porte de Vincennes)…

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Mercredi 11 février 2009

Le 12ème compte de nombreuses « emprises » immobilières sociales parmi lesquelles on peut citer : Tourneux-Fécamp, Georges Contenot, 163 rue de Charenton…

 

Ces emprises concentrent de nombreuses difficultés et le sentiment d’insécurité des habitants et riverains semble être assez élevé.

                                                             

-          stationnement sauvage

-          troubles à la tranquillité

-          dépôt d’ordures aux abords des sites

-          mauvaise réception de courrier

-          vétusté des systèmes anti-incendie et anti-intrusion

-          absence de réactivité suffisante du Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance

-          défaut de dispositifs ponctuels de vidéo tranquillité

-         lourdeur des tâches administratives des gardiens au détriment d’une présence quotidienne sur les sites et des fonctions de nettoyage

-         

                                                                  

Le Cercle se félicite de l’adoption par l’Assemblée Nationale du Projet de loi de Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion ; outre le fait de sécuriser la vente en l’état futur d’achèvement ; de développer l’accession populaire à la propriété ainsi que la mobilité au sein du parc HLM ; nous sommes particulièrement sensibles à la généralisation des conventions d’utilité sociales qui deviennent désormais obligatoires. 

 

Ces conventions conclues entre l’Etat et les bailleurs « définissent les objectifs de chaque organisme quant à la politique patrimoniale (construction neuve, vente aux locataires…) », la gestion sociale mais aussi et surtout : la qualité du service rendu aux locataires. Le refus de négocier ou le manquement aux obligations conventionnelles entraînant des sanctions financières, et permettant d’engager la responsabilité contractuelle du bailleur.

 

Nous espérons que la généralisation de ces conventions à l’image de la Charte de Pas de Calais Habitat, portant sur la qualité du service rendu aux locataires ;  permette de mettre un terme aux maux des Grands Ensembles.

 

Observons à présent quelques objectifs de la Charte de Pas de Calais Habitat : véritable contrat de garantie d'une qualité de service et de suivi au quotidien :

-           prise d’engagements accompagnée d’une enquête afin d’établir un baromètre annuel de satisfaction ;

-          « Le gardien et le responsable Point service sont des interlocuteurs privilégiés, répondant au plus tard dans les 48h à toute réclamation » ;

-           Réponse aux attentes sur l’entretien des équipements du logement et des parties collectives en assurant une visite annuelle d’entretien préventif pour éviter les pannes, par les prestataires ; en cas de survenance de panne : effectuer les réparations sous 24h.

           « En cas de pannes d’ascenseur, le dépanneur intervient dans les 2h. Si des personnes sont bloquées à l’intérieur, elles sont secourues dans un délai d’une heure. Pour tous les autres équipements, le dépanneur intervient dans un délai de 24h »…

 

 

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Jeudi 1 janvier 2009

       Le Conseil d'Orientation du CEP 12ème souhaite une bonne et heureuse année 2009 à : ses adhérents, sympathisants, internautes et tous ceux qui croient en nos valeurs...

      2009 sera pour nous l'année du Professionnalisme. Réflexions et interventions sur : le logement social, les grands ensembles immobiliers, la Caserne de Reuilly, mais aussi les 1ers FORUMS...

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