Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 22:17

Georges Courteline, de son vrai nom Georges Moinaux, naît à Tours en 1858 ; après avoir effectué son service militaire, il devient fonctionnaire au ministère des cultes. Il passe quatorze ans dans la fonction publique, ayant tout loisir d’observer ses collègues, avant que le succès de ses œuvres lui permette de se consacrer exclusivement à l’écriture.

Ces premières expériences lui ont fourni ses principales sources d’inspiration littéraire. Dans ses premières pièces (Les Gaietés de l’escadron 1886, Lidoire 1891), il s’amuse à tourner en dérision l’armée. Messieurs les Ronds-de-Cuir (1893) s’attaque aux employés de bureau et aux bureaucrates. Boubouroche (1893), prend quant à elle pour cible la petite bourgeoisie.

Ses œuvres, récits ou pièces de théâtre, sont des croquis de différents milieux, saisis sur le vif. Un Client sérieux (1896) et les Balances (1901) visent le milieu de la justice et des tribunaux. La Peur des coups (1894), Monsieur Badin (1897), La Paix chez soi (1903) montrent le ridicule du couple.

Courteline donne une remarquable description des travers de son époque,  analysant par une langue drue et saine les représentants d’une classe sociale déterminée. Véritable béhavioriste qui manque à notre société actuelle, criblée de petits travers… Courteline était avant tout un habitant du 12ème, demeurant avenue de Saint-Mandé, jusqu’à sa mort en 1929.

                                georges courteline


Qu’es tu devenu Courteline ? Ton buste trône fièrement sur ta place éponyme, tu souris avec malice au passant que tu t’apprêtes à croquer, en particulier ses travers de petit bourgeois…

Et ils sont incapables de te rendre hommage, de même qu’ils ne savent pas mettre en valeur le patrimoine local, riche de ces hommes et femmes qui ont fait l’histoire de Paris ; ne sachant pas quoi inventer au titre d’un ersatz de politique culturelle, tantôt simple variable d’ajustement budgétaire indigne du rang de Capitale ou tonneau percé des Danaïdes (104 Aubervilliers).


Même 80 ans après ta disparition, nous ne sommes pas, en ce qui nous concerne, prêts de t’oublier… à bientôt…

 

Par GR&JMP - Publié dans : interventions du Cercle
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